PRIX ET RECOMPENSES


1956 : Nommé pour l'Oscar du meilleur scénario (Le Mouton a cinq pattes)

1980 : Nommé pour le César du meilleur film et du meilleur scénario (I comme Icare)

1991 : Grand Prix de l'Académie du cinéma (Mayrig)

1992 : Grand Prix de l'Académie française pour l'ensemble de ses oeuvres.

1996 : César d'honneur pour l'ensemble de sa carrière

1999 : Elu membre de l'Académie des Beaux-Arts, le 29 mars, au fauteuil d'Yves Brayer

 

Henri Verneuil a également été nommé Commandeur de la Légion d'Honneur et Officier des Arts et Lettres.

 

HENRI VERNEUIL, LE ROMANCIER


En 1985, Henri Verneuil interrompt le cinéma pour écrire "Mayrig", sorte d'oeuvre autobiographique. Le livre devient très vite un best-seller, traduit dans une douzaine de pays. En 1990, il portera ce livre à l'écran en deux parties : "Mayrig" et "588 rue Paradis". C'est également le succès. Il recevra pour "Mayrig" en 1991 le Grand Prix de l'Académie du cinéma puis en 1992 le Grand Prix de l'Académie française pour l'ensemble de ses oeuvres. Commandeur de la Légion d'Honneur et Officier des Arts et Lettres, Henri Verneuil avait eu tous les honneurs. Il s'était installé dans une superbe villa au bord du lac Léman près de Genève, continuait d'écrire.En 1997 il écrivait un second roman intitulé "Le cheval-Vartan" (Plon) saga d'une famille arménienne, les Bakerdjian, possédant une pêcherie sur la mer de Marmara dont le fils fera fortune dans une banque d'affaires Suisse.

BIBILOGRAPHIE

MAYRIG (1985)


Editeur : Robert Laffont
278 pages

Dans un Marseille qui est encore un tout petit peu l'Orient, avec ses tramways, sa foule grouillante et colorée, ses marchands ambulants et ses voitures à chevaux, Henri Verneuil nous décrit une enfance "au caste appétit de grandir, une adolescence aux grandes ambitions qui dévorent et conduisent un soir aux agonies de ceux que l'on n'a pas vus vieillir, tandis que chacun de leurs cheveux blancs annonçait déjà un cimetière de printemps." Quand on s'arrache aux dernières lignes de cette émouvante histoire, depuis longtemps déjà le cinéaste a cédé la place à l'écrivain Henri Verneuil.

LE CHEVAL-VARTAN (1997)

Editeur : Plon
268 pages

Quand Maître Lahore fit sauter le cachet du testament d'Azad Bakerdjian (l'une des deux ou trois plus grosses fortunes du monde) et que les dernières volontés du défunt furent lues, il y eut dans le regard de la veuve la rapacité de l'épervier devant sa proie. D'une voix étranglée, elle perfora le silence glauque : "Dites-moi, maître, il n'a pas le droit, n'est-ce pas ?" Ainsi commence l'histoire d'Azad Bakerdjian, dont la famille possédait la plus grande pêcherie d'Arménie, et qui s'exila en Amérique, où il devint un milliardaire célèbre sans que jamais le quitte, dans toutes les péripéties de sa vie, celui qui l'avait pris sur ses épaules pour le ramener de la foire, le jour de ses cinq ans : son vieux serviteur, son cheval-Vartan…

AUTRES LIVRES

CONTES ARMENIENS (1987)

(Préface de Henri Verneuil)

De Chaké Der Melkonian-Minassian
Editeur : Kirk (collection Diasporas)
138 pages

En 1812, à la grande joie des enfants, Jacob et Wilhelm Grimm publièrent leur premier recueil de contes populaires. Toutefois, ils avaient parfaitement conscience de s'adresser, également, à un autre public que celui des enfants : les adultes, plus exactement ceux qui, comme eux, se souciaient de retrouver le lointain passé de la nation allemande. Les frères Grimm expliquèrent que les anciens mythes de l'Allemagne, que l'on croyait oubliés et disparus, survivaient encore obscurément dans les contes. Certes, il n'était pas toujours aisé de les discerner...